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Vaccin contre le Méningocoque

Le vaccin contre le méningocoque ACW135Y protège contre les infections causées par les méningocoques des groupes ACWY. Ces bactéries provoquent des infections très graves, méningites et infections du sang.

Il existe un vaccin contre la méningite à méningocoques des groupes ACW135Y, obligatoire chez tous les nourrissons depuis le 1er janvier 2025, en remplacement du vaccin qui ne ciblait que les méningocoques du groupe C. Ce vaccin est recommandé chez tous les adolescents de 11 à 14 ans, ainsi qu'un rattrapage vaccinal entre 15 et 24 ans.

Il existe également un vaccin contre la méningite à méningocoques du groupe B, obligatoire chez tous les nourrissons depuis le 1er janvier 2025.

Lien vers le site du ministère du ministère de la santé et de la prévention : Méningite - Infections invasives à méningocoques

La méningite à méningocoques - Mohamed-Kheir Taha

Institut Pasteur

La méningite

C'est quoi la méningite ?
La méningite est une inflammation des méninges (des membranes qui recouvrent le cerveau) et la méningite à méningocoque est causée par la bactérie Neisseria meningitidis. Il y a différents groupes de cette bactérie qui peuvent provoquer une méningite - les groupes B, C, A, Y et W135. Il existe également des méningites virales et à champignons.
Quels sont les symptômes ?
Au début les symptômes de la méningite à méningocoques ne sont pas toujours très spécifiques et il peut être difficile de la distinguer de la grippe ou d'autres infections. Les premiers symptômes comprennent de la fièvre, des maux de tête intenses, des vomissements, les malades se sentent mal et peuvent être léthargiques. L'apparition d'une raideur de la nuque fait suspecter une méningite. L'apparition de petites tâches hémorragiques sous la peau (purpura) est un signe de gravité.
Qui peut l'attraper ?
La méningite à méningocoque peut s'attraper à tout âge, mais les jeunes enfants et en particulier les bébés de moins d'un an sont le plus à risque. Neisseria meningitidis est naturellement présente dans le nez ou la gorge mais ne provoque la maladie qu'occasionellement. On ignore pourquoi certaines personnes sont porteuses de la bactérie sans conséquence alors que d'autres vont avoir une méningite. Environ 10% de la population est porteuse de Neisseria meningitidis, avec le plus fort taux de portage (~25%) chez les 15 à 19 ans.
Comment ça se transmet ?
L'infection ne se transmet pas facilement. on se contamine en respirant les gouttelettes respiratoires projetées par une personne infectée ou par contact direct (par les baisers). Il faut généralement un contact prolongé et rapproché pour transmettre la bactérie. Neisseria meningitidis ne survit pas longtemps en dehors du corps.
Comment peut-on éviter de l'attraper ?
On peut prévenir les méningites à certains groupes de méningocoques par la vaccination.
Il existe un vaccin contre la méningite à méningocoques des groupes ACW135Y, obligatoire chez tous les nourrissons depuis le 1er janvier 2025, en remplacement du vaccin qui ne ciblait que les méningocoques du groupe C. Ce vaccin est recommandé chez tous les adolescents de 11 à 14 ans, ainsi qu'un rattrapage vaccinal entre 15 et 24 ans.
Il existe également un vaccin contre la méningite à méningocoques du groupe B, obligatoire chez tous les nourrissons depuis le 1er janvier 2025.
Existe-t-il un traitement ?
La méningite et la septicémie à méningocoques nécessitent un traitement urgent par des antibiotiques et une admission rapide à l'hôpital. Si on les traite rapidement, la méningite et la septicémie auront moins de risques d'entraîner un risque mortel. A l'hôpital d'autres traitements et des examens seront réalisés en fonction de l'état du patient.

Grandes tueuses : La méningite

La méningite bactérienne à méningocoques est une grave infection des fines membranes qui enveloppent le cerveau et la moelle épinière. C'est dans la ceinture africaine de la méningite allant de l’Éthiopie jusqu'au Sénégal que l'on enregistre les taux les plus élevés de prévalence de cette maladie. Environ 500 000 de ces cas et 50 000 de ces décès sont imputables au méningocoque. Interview de Guillaume Duménil, responsable de l’équipe "Pathogénèse Infectieuse des vaisseaux" de l’unité de recherche Inserm 970 "Centre de recherche Cardiovasculaire".